CATHEDRALE
Les Cathédrales sont des livres ouverts, compréhensibles à ceux qui savent lire.
Véritable Temple de la transformation, ce sont des lieux magiques où s’opère une véritable alchimie qui touche, au plus profond de notre être, la moindre petite cellule de notre corps. Comment ne pas être insensible devant un tel édifice.
Vaisseau de pierre, Caravelle des airs qui nous invite à nous dépasser, et à descendre au plus profond de notre être, afin que se réalise le grand Oeuvre, celui de la révélation finale.
Nul besoin de prier, nul besoin de s’efforcer, doucement se laisser conduire par des fils invisibles jusqu’au centre du Sanctuaire sacré ou silencieusement dansent les forces du ciel et de la terre.
Passé, présent et futur ne font qu’Un.
Le temps semble s’arrêter, nos yeux , enfin s’ouvrent à la Lumière.
( Texte : Dane P. )
SEMUR-en-AUXOIS
A cet emplacement s'élevait une église romane édifiée en 1060 par Robert-le- Vieux, chef de la première race royale des Ducs de Bourgogne , en expiation du meurtre qu'il avait commis vers 1031 à l'encontre de son beau-père Dalmace Ier.
La nouvelle église se construit à partir de 1225, les matériaux utilisés sont la pierre calcaire de Pouillenay et un calcaire bleuté assez particulier appartenant à l'étage Sinémurien dans lequel on trouve nombre de traces de gryphées et d'ammonites qui sert de dallage.
Les deux tours ont été plusieurs fois endommagées par des incendies et ont été reconstruites par Viollet-le-Duc au siècle dernier, dans la tour Barbe se trouve la cloche qui a été refondue à diverses reprises au cours des siècles. A côté se trouve la tour de l'Horloge. Au-dessus du parvis on peut voir les maisons des sonneurs de cloches, ce privilège était accordé aux vignerons qui tous les ans payaient un privilège pour sonner les cloches afin d'annoncer le début et la fin du travail dans les vignes et les champs.
L'église est accessible par 9 marches qui mènent au parvis. Celui-ci date du XIVe-XVe siècles. Il a subi de nombreuses déprédations au moment de la Révolution , on voit que les bas reliefs ornant les tympans ont été martelés, quant aux statues qui étaient dans les voussures, représentant des Saints ont disparu à l'exception de six. La statue, qui orne le trumeau de la " Vierge aux raisins "n' a gardé que sa tête et a été remplacée au siècle dernier par une autre. Sous le trumeau on peut voir un dromadaire, à côté on peut admirer un éléphant, ces animaux exotiques sont une sorte de signature de compagnons, on peut voir également une scène de chasse et des animaux mythologiques comme le basilic et divers personnages sur les côtés des portes.
La porte en bois sculptée du XVe abrite une magnifique mise au tombeau, sans doute la plus belle de Bourgogne. Réalisée par un atelier bourguignon proche de celui des Ducs de Bourgogne, cette mise au tombeau pourrait être l'oeuvre d'Antoine Le Moiturier ou de Guillaume Chandelier, entre 1490 et 1492.
Ce magnifique ensemble présente plusieurs personnages entourant le Christ, on voit Joseph d'Arimathie, une sainte femme, Saint Jean, la Vierge, Marie- Madeleine, une sainte femme et Nicodème.
L'expression des visages et les drapés sont remarquables, cet ensemble était accompagné de quatre Anges deuillant qui sont visibles au Musée municipal et au Louvre. A l'origine cet ensemble faisait partie des biens du monastère des Carmes de Semur et fût mis à l'église en 1792.
La chapelle Sainte- Barbe
Les vitraux sont également du début du XVIe ainsi que la clôture de bois. On peut lire l'histoire et le martyre de Sainte Barbe, ici la lecture se fait de gauche à droite en commençant par le bas : - Portrait des donateurs. - Le message des anges - La prison construite par le père de Sainte Barbe pour y enfermer sa fille. - Le refus de Sainte Barbe d'adorer les idoles. - Le refus de Sainte Barbe de suivre le conseil des juges. - Ste Barbe saccageant les idoles. - Le martyre de Sainte Barbe. - Sainte Barbe exécutée par son père. - Sainte Barbe monte au ciel soutenue par les Anges.
La chapelle des drapiers
Symbole de l'importance de cette corporation à Semur qui avait les moyens d' offrir à son église des vitraux, ce qui était alors synonyme de grande richesse et de puissance. Ces vitraux sont du XVe et présentent en 8 panneaux les différentes étapes du travail des drapiers.
THANN
Chaque année, le 30 juin, Thann commémore la légende de sa création avec la « crémation des trois sapins » : en 1161, au cours d'une halte dans la forêt, le serviteur de Thiébault, évêque de Gubbio qui dissimulait dans son bâton une relique de son maître, ne parvint plus à l'arracher du sol.
En même temps apparurent trois lumières de trois sapins. Le compte de Ferrette, alors seigneur de Thann, décida d'élever une chapelle qui devint un haut lieu de pèlerinage. De modeste bourgade, Thann devint ville en 1290.
Les pèlerins accourant de plus en plus nombreux, la nécessité de construire un vaste sanctuaire se fit sentir. Commença alors la construction de la Collégiale.
La Collégiale de Thann est dédiée à Saint Thiébault. Or, nous ne disposons d'aucune précision irréfutable sur l'origine de ce saint. En revanche, tout laisse à croire qu'il était druide et qu'il attirait la vénération publique, si bien que l'église, plutôt que de perdre la face, a, tout bonnement, décidé de le faire figurer au calendrier. C'est ainsi que toutes les sources dédiées par Saint Thiébault à Belisama sont devenues des sources dédiées à Notre Dame. Une telle hypothèse a des conséquences indéniables. Elles signifierait, en effet, que la Collégiale de Thann, dédiée à Saint Thiébaut serait sous l'influence de Notre Dame et , de ce fait, sous influence féminine, tout comme l'église d' Ottmarsheim près de laquelle se trouve un couvent de bénédictines réservé aux Dames Nobles d'Alsace. N' oublions pas que les moines bénédictins pratiquaient avec art la sourcellerie ( pas la sorcellerie, bien sûr ! ).
( tiré du livre : MONTAGNE ETERNELLE, géométrie des Hommes-géométrie des Dieux de J.P. DILLENSEGER )
Avec la cathédrale de Strasbourg, la collégiale est l'un des édifices les plus représentatifs du gothique rhénan en Alsace. Elle doit son nom au collège de chanoines de Saint-Amarin venu s'installer en 1442. Sa construction a duré plus de deux siècles, de la fin du XIIIe au XVe siècle. Remy Faesch, dernier maître d'oeuvre de la Collégiale a exécuté de 1430 à 1492 le bas-côté nord, la partie octogonale et la flèche (78m) terminée en 1516.
La façade occidentale est ornée d'un remarquable portail historié (1342-1498) à 3 tympans unique en France. 150 scènes riches de 500 personnages relatent sur le tympan principal, la vie de la Vierge, sur le petit tympan de droite, la nativité et les rois mages, sur celui de gauche, la crucifixion. Gargouilles, chimères et tuiles vernissées, ajoutent à la majesté du bâtiment.
La Roche-sur-Foron
A 1,5 km du centre ville de La Roche, se trouvent une chapelle et une source, célèbre pour ses nombreuses guérisons et pour ses pèlerinages. C'est un lieu très agréable pour les promeneurs qui viennent y chercher la paix, le calme et la détente. La Chapelle, construite en 1861, est de style néogothique.
Un chemin de croix mène au creux du vallon où, sous des sapins qui "purifient" l'atmosphère, se trouvent la source, l'oratoire et le sanctuaire. Visite et accès libres toute l'année.
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Le sanctuaire marial de la Bénite Fontaine est l'un des plus importants lieu de pélérinage de l'ancien Dûché de Savoie. Consacré à la Sainte Vierge, la Bénite Fontaine est située à la sortie de la ville de la Roche-sur-Foron, en direction de St Sixt.
Bien que beaucoup plus ancienne que le sanctuaire marial de Lourde, la Bénite Fontaine est communémentsurnommée " la petite Lourde Savoyarde ". C'est un très charmant vallon, noyé dans la verdure et arrosé par une petite rivière. La Bénite Fontaine, avant tout lieu de pélérinage, est aussi une destination de promenade très appréciée des habitants des environs qui d'ailleurs viennent faire provision d'eau à la sainte source qui ne tarit jamais.
L'origine est mal connue. Aucune preuve tangible ne nous donne des précisions. Par conjecture fort probable : origine vers 1542.
Année 1542
_ Peste noire venue de Genève.
_ La population fut décimée à la Roche et dans tous les environs.
_ Le nombre de morts fut considérable = création d'un nouveau cimetière.
_ Les familles épouvantées s'enfuirent afin de se réfugier au creux d'un vallon.
Elles firent un choix judicieux, car les replis du terrain les protégèrent de la pestilence des environs; de même les
sapins purifiaient l'atmosphère. On découvrit la présence d'une source, à mi-pente, dont l'eau était restée pure : rien ne l'avait contaminée. Selon la tradition, on raconte que ces familles, ayant trouvé refuge dans ce lieu, auraient invoqué la sainte Vierge afin qu'elle les protège du fléau de la peste : il est probable qu'un oratoire, dédié à la sainte Vierge, fut alors construit. Lorsque la peste pris fin, les familles réfugiées quittèrent le vallon.
On arrive à la source !...
Année 1586
Nouvelle épidémie de peste encore plus terrible. Selon la tradition, il ne resta plus qu'un seul prêtre à la Collégiale St Jean-Baptiste pour le service des morts, et plus qu'une seule survivante dans le village de St Sixt. Comme 44 ans plus tôt, les habitants retournèrent chercher la protection du vallon. On retrouva alors la source et l'oratoire de la sainte Vierge.
Voilà donc les origines traditionnelles retenues de la Bénite-Fontaine. Ce qui est certain est que ce lieu de dévotion n'est alors connu que des seuls habitants de la Roche et de St Sixt
Dès cette époque, et jusqu'en 1617, on nota 14 guérisons à la source bienfaitrice du vallon. Par la suite elles furent rapportées à Saint François de Sales, prince-évêque de Genève, par le curé de la Roche. L'oratoire devint célèbre à partir de 1617, c'est-à-dire à partir de l'arrivée des Révérends pères capucins à la Roche. Ils construisirent leur couvent en partie sur les ruines de la forteresse des comtes de Genève.
_ On sait donc qu'un petit oratoire existait avant 1617.
_ Ces guérisons conduisirent à nommer ce lieu la " Bonne-Fontaine ", puis la " Bénite-eau " et enfin la " Bénite-Fontaine ".
Ce lieu dégage une atmosphère de paix où il fait bon se régénérer !...
La Chapelle...
Notes personnelles :
- Ce lieu vibrerait entre 80 000 et 90 000 unités Bovis
- Il agirait sur les plans : Spirituel, énergétique et physique
- Pourcentage du champ magnétique : 80 %
- Bonne harmonie Cosmo-tellurique.
Effectivement, il y a un Gardien Géant de la terre qui est très attentif et surveille le lieu...il y a aussi des Vouivres, Gnomes, Elphes et Fées de l'air...sans oublier les Faunes résidants dans chaque arbre !...
Colonne romaine de Cussy-la-colonne
Planté là, seule, dans une campagne verdoyante da la Bourgogne, cette colonne me laisse songeur. A quoi peut-elle bien servir ? Panneau indicateur, mais pour indiquer quoi ?
Cette colonne daterait du milieu du IIIe siècle. Sa partie sommitale ( les 2 derniers fût et le chapiteau ) et l'enceinte protectrice datent de 1825.
De nombreuses hypothèses tentent d'expliquer sa construction. Les plus anciennes ( XVIII / XIX siècles ) la considèrent comme un monument célébrant une victoire, ou encore comme un monument funéraire.
Une hypothèse plus actuelle, par comparaison avec les rares monuments équivalents en Europe, est purement religieuse : une colonne soutenant un ensemble sculpté ( un cavalier terrassant un anguipède, équivalent de Saint-Michel terrassant le dragon ).
Elle marquerait le centre ou l'entrée d'un domaine gallo-romain ou d'un village. Actuellement aucune fouille n'a été faite dans les environs proches de l'édifice.
La colonne actuelle mesure 11 m 60 . Elle est soutenue par deux pierres de fondation de près de huit mètres de hauteur. En 1822, lors de sa restauration, deux pierres pouvaient prétendre " couronner " la colonne :
_ Le chapiteau d'Auvenay pourrait être le chapiteau originel. Il est orné sur 3 faces de figures symboliques :
_ visage entouré de rayons : le soleil.
_ visage barbu : le temps.
_ visage rond de femme : la lune.
La " pierre cornue " est incomplète. Octogonale, elle constituait très certainement le toit d'une chapelle sans rapport avec la colonne ( elle serait alors posée à l'envers ). En 1820, certains l'ont " imaginé " en lampe à huile au sommet de la colonne ou encore en pierre sacrificielle ( d'où sa position ).
Faute de réponses satisfaisante, elles furent placées à côté de la colonne et l'on fit sculpter la chapiteau actuel . On fit rajouter 2 fûts, afin de mieux correspondre au style Corinthien en vogue à cette époque.
( explications prisent sur place )
2ème piedestal octogonal avec une sculpture sur les huit faces.
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